Réflexion théologique sur le catholicisme partie 1

Publié le par Le théologien

ASPECT HISTORIQUE DU CATHOLOCISME
 
 
Dans cette étude, nous tenterons de porter un regard d'un point de vu biblique et protestant sur le mouvement du catholicisme. Après un aperçu historique, nous nous pencherons sur la doctrine de l'Eglise. Nous étudirons certains points critiques pour enfin parler de la contribution sociologique et éthique du Catholicisme à notre époque. 

Ce sujet a parfois été abordé, dans les milieux protestants évangéliques, sous un aspect de "démontage de croyances". Ce que vous ne trouverez  pas, dans cet article, c'est une parodie de la présentation de cette foi. Nous utiliserons donc des textes sources de la doctrine Catholique et une présentation, telle qu'elle pourrait être affirmée par la théologie Catholique elle-même. Votre opinion se forgera donc avec un respect selon l'adhésion que vous pourrez faire, ou non de se qui est présenté. Nous reconnaissons que cette théologie officielle n'est pas toujours le reflet de la piété populaire Catholique, même chez certains prêtres et théologiens Catholiques.

Le lecteur, intéressé, trouvera des articles particulièrement pertinent, en français, sur le site du "vatican".
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1) Nécessité de connaître le catholicisme.
 
Il y a, de par le monde environ 700 millions de catholiques (et 300 millions de protestants). En France, aux Antilles comme dans d'autres pays, l'histoire est moulée d'après le Catholicisme. voilà deux raisons qui font que connaître le Catholicisme pour nous, chrétiens évangéliques est une chose importante.
 
 
2) Difficulté de connaître le catholicisme.
 
Connaître le catholicisme est une tâche très difficile (certains diront impossible). Les Catholiques eux-mêmes prétendent avoir des difficultés à cerner la totalité de la religion qu'ils pratiquent. Posons-nous la question : qu'est-ce qui caractérise l'Eglise catholique?
-         sa doctrine ( si oui, quelle-est-elle ?),
-         sa pratique,
-         l'influence politique qu’elle exerce...
 
De plus, à quel moment de l'histoire peut-on regarder pour dire "c'est cela le catholicisme". Il serait très simpliste de regarder les croisades, ou l’inquisition et dire «regardez ce qu’a fait et ce qu’est le catholicisme. C’est très mal et on ne peut adhérer à un tel mouvement».
 
Il faut nous rendre à l’évidence que l’Église Catholique Romaine est en constante évolution. Ce qui la caractérise, c'est qu'elle est souple et rigide à la fois ; qu'il y a une différence entre le catholique parisien et celui qui habite la province espagnole. Les voyages du Pape et l'accueil qu'on lui fait en témoignent. Rome est en crise. Personne ne le nie, ni ne le cache. On pourrait comparer le Vatican à la mer pendant la tempête : déchaînée en surface... calme et profonde dans le fond. L'Eglise Catholique est comme un gros mammifère puissant qui sait prendre son temps.
 
3) Les manifestations du catholicisme actuel.
 
a/ L'intégrisme.
C’est l’extrême droite conservatrice. Ils sont contre "L'aggiornamento" de Vatican II.
 
b/ La curie.
C'est l'administration, le gouvernement de l'Eglise catholique romaine. Ce sont les fonctionnaires de l'Eglise. La curie est dirigée par un premier ministre nommé "Secrétaire d'état". Celui-ci dirige les congrégations :
-         De la doctrine de la Foi,
-         Des Evêques,
-         De la discipline,
-         Des sacrements et des rites,
-         Pour le clergé,
-         Des établissements et instituts religieux,
-         De l'enseignement,
-         Pour l'évangélisation.
 
 
En outre, le secrétaire d'Etat supervise 3 secrétariats pour le dialogue :
-         Pour l'union des chrétiens,
-         Pour les non-chrétiens,
-         Pour les non-croyants.
 
c/ Les réformistes.
i)                    Les progressistes. Ils reprochent à l'église de s'associer aux riches et d'être elle-même riche. Ils croient découvrir les vérités spirituelles dans l'église, et les vérités humaines dans le marxisme.
ii)                  les libéraux. Veulent plus de liberté philosophique. Ils sont modernistes. Se tournent aussi vers les sciences para-bibliques et ésotériques. T. de Chardin etc...
iii)                Les spiritualistes.    
-         Les bibliens. Ils se constituent en petits groupes pour étudier la bible et la mettre en pratique. Ils sont piétistes.     
 
-         Les charismatiques. Bien souvent, ils ont fait une expérience avec Dieu. Ils vivent une vie nouvelle et ressemblent aux chrétiens évangéliques. Ils tendent à rencontrer intimement Dieu et vivent dans la piété. Groupement qui, à l'origine très contesté par Rome, à finalement été récupéré par Elle. A présent il porte une très grande attention aux sacrements et au culte rendu à Marie.
 
Conclusion.
 
Depuis Vatican II, nous voyons des changements :
-         Rétablissement de la communion sous les 2 espèces,
-         Messe en langue Vernaculaire,
-         Mariages mixtes autorisés, (c’est à dire ente catholiques et protestants évangéliques
-         Suppression du port de la soutane (Costume),
-         Les statues sont plus discrètes,
-         Suppression de la confession auriculaire obligatoire,
-         Saints supprimés, (Cf. Saint Christophe).
-         Sévérité donné au baptême adulte,
-         Plus de rigueur pour les enterrements et l'extrême onction.
 
Cependant, si nous voyons tous ces changements, nous constatons que ce n'est que la surface qui change... Le fond reste le même.
 
 
II DE L'EGLISE PRIMITIVE JUSQU'AU HAUT DU MOYEN-AGE.
 
-         Destruction de Jérusalem (70)
-         Edit de Milan (313)
-         Concile de Nicée (325)
Cette période est appelée "Fruhkatholizismüs" (Catholicisme primitif).
 
1) Le Catholicisme naissant se dégage du Judaïsme.
 
 A l’époque du concile de Jérusalem (voir Actes des Apôtres, chapitre . Le christianisme 15), le christianisme apparaît comme une secte Juive. Mais à l'intérieur de ce "groupuscule" il y a deux prises de conscience :
ð     Jésus était le Messie attendu par le Judaïsme, mais aussi le Fils de Dieu qui changeait les rapports entre Dieu et les Hommes instituant une nouvelle alliance.
ð     Le Christianisme dépasse le particularisme Judaïque constitué par la loi juive et la circoncision pour s'ouvrir à une vocation Universelle.
 
 
2) Les persécutions.
 
   Elles fortifient l'Eglise au lieu de l'ébranler. C'est ce qui fait la force du Christianisme. Il s'attaque au polythéisme et à son fondement idéologique. Les chrétiens refusaient de reconnaître l'empereur comme étant un dieu.   La persécution oblige l'Eglise à s'organiser. La cellule de base à l'époque était l'Eglise locale en temps que Ville. Dans celle-ci se trouvaient différentes "Eglises de maisons" ou les chrétiens se réunissaient intimement en petit nombre. Entre les villes (Eglises voisines), il y avait des échanges, des entraides, des lettres des actions communes etc... Ce qui permettait aux églises de se répandre.
 
 
3) Edit de Milan.
 
Constantin a mis fin aux persécutions.
381 Le christianisme reçoit le statut d'Eglise d'Etat par Théodose. C'est une période de paix. Le culte quitte la clandestinité et occupe la place des basiliques. La simplicité spontanée laisse place aux liturgies.
2 caractéristiques :
-         Eglises Liées à la tradition populaire,
-         Riches en symboles.
   Le biblicisme laisse place à l'intellectualisme avec ses oeuvres théologiques "Les pères de l'Eglise". La paix permet aussi (Hélas) la fermentation de nombreuses hérésies.
 
 
4) Face aux hérésies.
 
- Le concile de Nicée précise la Doctrine.
 Deux principales choses sont remises en questions c'est sur ces deux points qu'il faut préciser la doctrine :
-         La personne de Jésus-Christ (Son incarnation),
-         La Trinité.
 
Les controverses étaient dues à la pensée grecque et latine. L'idée du concile œcuménique était de rassembler des évêques des différentes églises. Il eut lieu à Nicée (En Turquie). Même si les occidentaux étaient peu nombreux, il reconnurent ce concile comme valable. C'est ici que l'on retrouve la 1ère ébauche doctrinale - Principalement sur la personne de Jésus-Christ d'où précision et évolution du dogme.
 
A retenir : Dans le Catholicisme, la révélation de Jésus-Christ est achevée. Par contre l'interprétation de cette révélation ne sera achevée qu'au retour de Jésus-Christ.
Il y a pendant cette période une ambiguïté car le Christianisme voit arriver au baptême des conversions nombreuses mais non sincère (religion officielle) d'où le paganisme. Le christianisme latin devient conformiste et attiédit; d'où le mouvement monastique.
 
 
5) Le Césaro-Papisme confond le pouvoir de l'Etat et de l'Eglise.
 
L'empereur devient le protecteur de l'Eglise. Il sollicite les évêques à participer au rétablissement de l'ordre politique. Ainsi, l'église entre dans les affaires de l'Etat. Et dans le sens inverse, L'Etat s'efforce de rétablir l'ordre publique au saint de l'Eglise. C'est ainsi que le Césaro-Papisme devient une collusion de la hiérarchie chrétienne avec le pouvoir de l'état. Nous trouvons également une contamination de l'Eglise par tout l'héritage Greco-romain. Exemple, le "Souverain Pontife" était également le titre donné au grand prêtre romain.

Dans notre prochain article, nous avancerons dans notre remontée historique et verrons les enjeux de l'influence Catholique en Europe, au moyen-âge.
 

Publié dans Religions

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