Ulrich Zwingli

Publié le par Le théologien

Préambule



Avant d'être nommé curé à Zurich en 1519, Ulrich Zwingli fut successivement curé de campagne, prédicateur dans un lieu de pélerinage et aumônier militaire. En 1522, il débute la Réforme de la ville et abolit la messe en 1525. Il meurt trois ans plus tard dans la bataille qui opposait les troupes de Zurich à celles des cantons restés attachés à la religion catholique romaine. La vie de Zwingli fut marquée par différentes oppositions : avec l'Eglise romaine car il découvre que ses enseignements diffèrent de ceux de la Bible, avec Luther à cause de leur conception divergente de la cène (pour Zwingli le Christ est présent dans les coeurs par son Esprit et non dans les espèces) et enfin avec les anabaptistes car il maintient le baptême des enfants .

Anne-Catherine Debs 

 


Sa vie

Il est né le 1er Janvier 1484 à Wildhouse. A 10 ans, il fait des études à l'école latine de Bâle puis à Berne. 1498 (14 ans) il entre à l'université de Vienne. Il interrompt ses études pour les reprendre 2 ans plus tard, en 1500. En 1501 à Bâle. Il reçoit le grade de Maître es art en 1502. En 1504 son premier ministère : Glaris en Suisse où il nommé curé (aumônier militaire). Là, il commence à avoir des opinions négatives sur le Mercenariat. Il est ensuite nommé curé à Einsiedeln. Cette ville est un haut lieu de pèlerinage surtout pour le culte marial. Il réagit contre ce type de piété. Cette ville n'est pas très loin de Bâle. Il y rencontre Erasme qui travail sur le Nouveau Testament grec. Zwingli perfectionne son grec et la littérature. En Décembre 1518, il est nommé prêtre à la cathédrale de Zurich. En fait, sa fonction principale est la prédication, car Zurich était favorable à ses idées contre le Mercenariat. Il est cependant accusé d'immoralité par les chanoines qui avaient peur de la modernité. Ces accusations étaient justifiées : A cette époque, comme à la notre, le célibat des prêtres était obligatoire. Les paroissiens, pour ne pas avoir de problème avec leur prêtre avaient deux solutions : - soit ils invitaient celui-ci à prendre sous sa "protection" une jeune fille du village, - soit ils suscitaient l'intérêt qu'il y avait à fréquenter une prostituée. Tout cela se faisait avec l'accord de l'archevêque qui fermait les yeux en échange de quelque participation financière. Il est cependant vrai que fréquenter les prostituées était immoral. Quant à Zwingli il avait des relations sexuelles avec une prostituée. En conséquence de quoi, l'église romaine jugea que cela était moins grave.

Christophe Deville

Son Oeuvre

a/ Une Réforme Ecclésiastique. En collaborant avec le magistrat (1519), cela aboutit en 1524 à l'abolition de la messe. 1525 - La première communauté Anabaptiste naît près de Zurich par les disciples de Zwingli. Zwingli nie toute influence qu'aurait eut Martin Luther sur lui mais admet après coup, que les écrits du célèbre réformateur lui auraient été utiles.

b/ Un engagement Politique. Zwingli voit un seul pouvoir qui doit être uni. c'est la différence avec Luther qui voyait le pouvoir divisé en deux parties : - temporel (le roi sur Terre) - Eternel (Dieu au ciel) Dans un premier temps, il pense que l'Eglise doit par tous les moyens (Politiques, militaires etc....), gagner la confédération helvétique à la Réforme. Ce n'est que par la suite qu'il veut gagner l'Allemagne et faire progresser la Réforme jusqu'à Zurich puis la France. Il rencontre Luther pour mettre sur pied une grande alliance (1520-1529). En 1531 : affrontements entre Catholiques et Protestants. Zwingli accompagne ses troupes en tant qu'aumônier. Il est blessé puis tué. La réforme en Suisse arrête son expansion.

c/ Une doctrine de l'Eglise. Pour lui, l'église visible doit être intégrée dans la société. Le magistrat chrétien avait le droit et la responsabilité de déterminer les formes externes de la vie et du culte ainsi que de gouverner la république chrétienne. Le magistrat travail avec le "prophète" qui explique et proclame les Ecritures pour le bien de toute la communauté.

d/ La sainte-cène. Dans ses premières années à Zurich, il proclame la doctrine mémorialique (symbole de la cène). Il combattait la doctrine consubstantiationaliste de Luther. Zwingli développa une doctrine de la cène nommée plus-tard par Jean Calvin "Présence spirituelle".

Christophe Deville

Publié dans Histoire de l'Eglise

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