Réflexion sur le catholicisme partie 2

Publié le par Le théologien

L'EGLISE CATHOLIQUE MEDIEVALE.
 
Cette période est difficile à analyser.
 
1) L'Eglise occupe le vide laissé par l'empire.
 
Dans la partie orientale, les chrétiens vivaient dans un certain équilibre. En occident, c'est la crise. 3 choses ont sauvé le Christianisme occidental :
a/ Sa conviction qu'il était porteur d'une vérité d'avenir. L'Eglise n'était pas obligée de se coucher dans la civilisation Greco-Romaine ; elle survivra.
b/ La solidité de son organisation épiscopale. Le pouvoir était maintenu par des petites cellules ecclésiastiques dans tout l'empire. Les envahisseurs se sont conciliés avec ces pouvoirs locaux.
c/ La séduction qu'opérait cette religion chrétienne. Séduction intellectuelle qui représentait une certaine promotion. Les envahisseurs trouvaient en face d'eux une institution ecclésiastique qui donnait beaucoup de valeur à l'enseignement et la pédagogie.
 
 
 
2) L'intégration dans l'Eglise des populations barbares.
(496 baptême de Clovis).
 
Nouvelle situation paradoxale. En effet le Christianisme se trouve en position missionnaire malgré elle. L'Eglise a accordé le baptême aux païens dans l'espoir qu'il deviendront après chrétien. Le pouvoir politique envoie des masses de population pour le baptême. Le terme chrétien change alors de signification. ce n'est plus la même conception. Maintenant, être chrétien c'est vivre dans les cadres sociaux chrétien plutôt que s'engager dans un foi bien comprise. Le clergé n'a pas un très haut niveau doctrinal pour réaliser une évangélisation efficace ; d'où une difficulté accrue. Les nouveaux baptisés acceptaient sans discuter cette religion avec la doctrine et les structures. Par la suite nous voyons un problème avec le pouvoir politique. Tous ont fini par admettre 2 pouvoirs : Temporel et Spirituel - venant de Dieu et complémentaires - pour la gestion de la société chrétienne.
 
3) Les clercs sont les fondements de l'occident chrétien.
 
Le monachisme prédomine. Le pouvoir central n'existe plus. Les monastères se multiplient et jouent un rôle important. Ce sont des lieux de développement et d'enrichissement (terres agricoles) où nous retrouvons une concentration intellectuelle et culturelle. Ils révèlent également des espaces de loisirs pour les Lettres, des bibliothèques. Ces centres philosophiques étaient aussi des lieux de réserves idéologiques. Malgré tout cela, les monastère entaient dans le jeu du "pouvoir politique" ceci les séparait de leur idéal premier : l'ascétisme et la séparation d'avec le monde.
 
4) L'héritage intellectuel et spirituel du monachisme.
 
Il fait naître l’âge d'or de la chrétienté médiévale. Cette période se situe entre le XIIème et XIIIème siècle. C'est l'apogée.
Nous retrouvons ici la naissance des universités qui ignorent les frontières : Oxford, Paris, Bâle, Genève etc...(1252 La Sorbonne - Le quartier latin). Le latin devient la langue de communication internationale. C'est pendant cette période que seront écrites des œuvres théologiques telles que la somme théologique de Saint Thomas d'Aquin. Création de couvents et d’œuvres monastiques (Franciscains et Dominicains). A cette époque, la société médiévale a besoin d'unité. Elle ne permet pas la dissidence d'où les croisades contre les cathares puis l'inquisition. Cela donne un visage à l'Eglise. Celle-ci aura beaucoup de mal à convaincre ses adversaire qu'il ne s'agissait que d'un accident regrettable.
 
 
 XIV AU XVème SIECLES    renaissance, réforme et contre réforme.
 
1) La renaissance.    
 
A partir du XV et XVIème Siècles. La société occidentale s'émancipe progressivement de la tutelle de l'Eglise. une Nouvelle évolution se fait jour. Elle aboutit à la naissance du monde moderne. Cette évolution se nome renaissance. Nous pouvons constater une prolifération des hérésies, satanisme, matérialisme (nouveau monde), capitalisme naissant, humanisme chrétien : l'Homme croit, en vertu de la Raison, pouvoir tout critiquer. Plus précisément, en quelques paramètres :
-          rupture entre la Foi et la Raison,
-          début de humanisme, retour aux sources antiques (grec et latin),
-          individualisme croissant,
-          doctrinalement, un accent nouveau : prééminence   accordée à l'homme et aux valeurs humaines.
-          l'apprentissage et l'érudition sort de l'exclusivité   de l'Eglise,
-          l'imprimerie,
-          contextes géographiques,
-          découverte scientifiques,
-          naissance et développement du capitalisme.
 
 
L'Eglise, au lieu d'assimiler la renaissance, la rejette. Elle n'était pas capable de l'assimiler à cause de son manque de vitalité mais au dessus de cela, nous avons : la décadence.- décadence intellectuelle,- décadence politique, - décadence dans les ordres religieux (quoique Cf.   Bernd MOELLER).
 Après l'élan du monachisme, l'accents est mis sur la prédication centrée sur les reliques et les indulgences au lieu d'être centré sur les dogmes et l'Ecriture. L'Eglise est dans un monde en fermentation qui refusa les thèses de la réforme.
 
 
2) La réforme.
 
C'est dans ce contexte que la réforme apparaît. Ce n'est pas la réforme qui a causé la division de l'Europe chrétienne. La réforme est arrivée dans le contexte d'un monde bouleversé qui refusa les thèses de la réforme. Les questions sont posées telles que les théologiens romains qui examinent ces recommandations n'ont pus en percevoir la légitimité. Luther est excommunié. C'est le début du protestantisme.
 
 
3) La contre-réforme.
 
"La réforme" est un terme Français. En Suisse, Allemagne et Angleterre on emploi le mot "Réformation". La contre-réforme vient aussi de l'Allemand. A présent, on parle des Réformes : Protestante & Catholique. Il existe également une nouvelle terminologie pour désigner cette période : "Le temps des réformes". Avant d'être une réforme, c'était une réaction. Le concile de Trente (1545) est la première réaction théologique catholique 30 ans après l'affichage des 95 thèses de Luther. Par la suite, mouvement de réforme au saint de l'Eglise catholique. Nous pouvons distinguer 3 domaines.
 
a/ Les ordres monastiques.
 Ces nouveaux ordres veulent démontrer que l'idéal monastique est toujours praticable. Parmi ses ordres nous avons les Jésuites. C'est un ordre fondé par Ignace de Loyola et François Xavier. Ils avaient, entre autre, comme objectifs :  
·         éduquer les garçons,        
·         d'aider les pauvres,.
·         évangéliser les païens
Les jésuites ont constitués une force anti-protestante puissante.
 
b/ Les conciles.
 Débat concernant l'autorité du Pape par rapport aux conciles. Lorsqu'il y a des conflits, qui doit trancher ? certains disent les conciles, d'autres (particulièrement la curie) disent le Pape. Le Pape ne voulait en aucun cas confier ses prérogatives et ses privilèges à un concile. D'un point de vue humain, cela se comprenait. Charles Quint souhaitait un concile Général afin de résoudre les problèmes causés par la réforme, mais le Vatican s'oppose à cette initiative de l'empereur. Malgré les catholiques modérés qui recherchaient un dialogue avec les protestants, c'est le parti conservateur (la majorité) qui triomphe. Cette victoire aboutie à l'inquisition et au concile de trente. Le concile de Trente (1545-1563) c'est déroulé directement sous le contrôle du Pape. La papauté n'avait aucune intention de faire des concessions au protestantisme -> répression. Pour l'Eglise catholique le concile de Trente est une réforme. En fait, c'est la structure de l'Eglise qui change et non la doctrine. Le concile de Trente nous amène alors à une période anti-protestante avec toute une série de Papes anti-protestants.
 
            c/ La politique.
On emploie cette arme pour renforcer l'Eglise catholique et tenter de détruire le protestantisme. 

1517-1545 =- Réforme protestante 

1545-1620 =- La contre-Réforme           
·         Concile de trente
·         Inquisition
·         Répression politique et militaire.
 
A partir de 1545, les frontières confessionnelles sont coulés dans le bronze ; et l'Europe est mises à feu et à sang.

Publié dans Histoire de l'Eglise

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