Réflexion sur le catholicisme partie 4

Publié le par Le théologien

ASPECT DOCTRINAL DU CATHOLICISME

 

I  LA REVELATION.

 

Il est question de l'Autorité.

Pour le catholicisme : Tradition + Ecriture = Révélation.


On peut se poser la question de savoir si, à l'époque du e la réforme, le catholicisme avait bien compris les thèses du protestantisme avait bien été comprise. En lisant les articles du Concile de Trente, qui sont clairs, nous pouvons l'affirmer :






 

Certains articles :

. " Si quelqu'un dit que l'impie est justifié par la foi seule, en sous-entendant que rien d'autre n'est exigé qui coopère à l'acquisition de la grâce de la justification ; et qu'il est nullement nécessaire que le pécheur soit préparé et disposé par l'impulsion de sa volonté, qu'il soit anathème".

                                             Session 6, Canon 9

 

 "Si quelqu'un dit que la foi qui justifie n'est rien d'autre que la confiance en la miséricorde divine qui remet les péchés à cause du Christ, ou que cette confiance est la seule par laquelle nous soyons justifié, qu'il soit anathème.                                        

 Session 6, Canon 12

 

 " Si quelqu'un dit que la justice reçue ne peut être conservée, ou même qu'elle ne peut être accrue devant Dieu par les bonnes œuvres, mais que les œuvres elles-mêmes ne sont que les fruits et les signes de la justice acquise, mais qu'elles ne provoquent aucun accroissement, qu'il soit anathème.

                                           Session 6, Canon 24

 

 " Si quelqu'un dit que les bonnes oeuvres d'un homme justifié sont des dons de Dieu, dans ce sens qu'ils ne sont pas de bons mérites du justifié lui-même, qu'il soit anathème.

                                           Session 6, Canon 32

 

 " Comme par l'expérience, il est évident que si les Saints Livres sont répandus partout sans discrimination en langue vulgaire, il s'en suit à cause de la témérité des hommes plus de mal que d'utilité, qu'il soit laissé dans ce domaine au jugement de l'Evêque ou de l'inquisiteur, de pouvoir donner après s'être entendu avec le pasteur de la paroisse ou le confesseur le droit de lire la Bible en langue vulgaire, traduite par des auteurs catholiques à ceux qu'ils verront ne pas pouvoir retirer du dommage, mais au contraire l'accroissement de foi et de piété à la suite d'une telle lecture : qu'ils aient cette autorisation par écrit. Mais celui qui aura la présomption de les lire ou de les posséder en dehors d'une telle autorisation ne pourra obtenir la rémission de ses péchés sans avoir auparavant rendu la Bible à l'ordinaire.                                                  

Session 6, Canon 32

 

(Cf J-M. NICOLE, Précis d'histoire de l'Église, Ed. de l'Institut, Nogent-sur-Marne, 1987, p. 162).

 

 

 

 

 

 Profession de foi du concile de Trente :

 "Je reconnais fermement et j'embrasse les traditions apostoliques et les autres coutumes et règlements de l'Eglise. De même, je reconnais que l'Ecriture Sainte, dans le sens où notre Sainte Mère l'Eglise l'a tenue et la tient encore. A elle appartient le jugement sur le véritable sens et l'explication des Saintes Ecritures. Jamais je ne l'interpréterai et ne l'expliquerai autrement que d'après l'interprétation unanime des Pères.

Je confesse aussi qu'il y a, au sens propre et véritable du terme, sept sacrements de la Nouvelle Alliance qui ont été institués par notre Seigneur Jésus-Christ et qui sont nécessaires pour le salut du genre humain, quoiqu'ils ne le soient pas tous pour chaque individu, à savoir: le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'extrême-onction, l'ordination, le mariage ; qu'ils communiquent la grâce, et que parmi eux le baptême, la confirmation et l'ordination ne peuvent être renouvelés sans sacrilège. J'accepte aussi et j'approuve tous les rites approuvés par l'Eglise lors de l'administration solennelle desdits sacrements.

J'accepte entièrement tout ce qui a été décidé et déclaré au concile de Trente sur le péché originel et la justification.

Je confesse encore que dans les messes est consommé un sacrifice véritable et expiatoire pour les vivants et pour les morts, que dans le très Saint sacrement de l'Eucharistie le corps et le sang, en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, sont réellement et véritablement présents, qu'il se produit une transformation de toute la substance du pain dans le corps et toute la substance du vin dans le sang. Cette transformation, l'Eglise Catholique la nomme transsubstantiation. Je confesse en outre que le Christ tout entier et le véritable sacrement sont présents même sous une seule espèce.

Je tiens fermement qu'il existe un purgatoire et que les âmes qui y sont renfermées trouvent un secours dans la prière des croyants.

Je crois fermement que l'on doit vénérer et invoquer les Saints qui règnent avec le Christ, qu'ils apportent pour nous des prières à Dieu, que l'on doit vénérer leurs reliques. J'affirme fermement que l'on doit avoir et conserver des images du Christ, de la mère de Dieu toujours vierge, ainsi que des Saints : qu'on doit leur témoigner le respect et la vénération qui leur sont dus.

Je dis aussi que le Christ a donné à l'Eglise plein pouvoir pour les indulgences et que leur usage apporte une grande bénédiction au peuple chrétien.

Je reconnais la Sainte Eglise Romaine, Catholique et Apostolique comme la mère et l'éducatrice de toutes les Eglises ; je promets et jure vrai obéissance au Pape romain, successeur de Saint-Pierre, le prince des apôtres, et le vicaire de Jésus-Christ.

J'accepte aussi sans élever aucun doute et je confesse toutes les autres choses qui ont été transmises, décidées et déclarées par les Saints Conciles œcuméniques, avant tout par le Saint Concile de Trente.

Et de même, je condamne, je rejette et j'anathématise toute ce qui est en contradiction avec cela et toutes les fausses doctrines que l'Eglise a condamnées, rejetées et anathématisées..."

Position de l'Eglise Catholique depuis La Concile de Trente.

Publié dans Histoire de l'Eglise

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